Yeshoua (יֵשׁוּעַ), connu sous le nom de Jésus-Christ, naquit vers l’an 5 avant notre ère en Palestine, dans la région du Galil (גָּלִיל), au village de N’tseret (נְצֶרֶת). Son père Yosèp (יוֹסֵף) et sa mère Miryam (מִרְיָם) étaient de condition modeste : Yosèp était charpentier-naggar (נַגָּר), et Miryam filait probablement la laine. Yeshoua avait au moins six frères et sœurs cadets, parmi lesquels le plus connu fut Yaaqob (יַעֲקב), qui prit plus tard la tête de la communauté chrétienne de Y’roushalayim (יְרוּשָׁלַיִם).

Yeshoua passa les premières années de sa vie à N’tseret ; il y reçut son éducation, son instruction première et y apprit le métier de naggar Voir § 27. .

Vers l’âge de trente ans, Yeshoua commença son activité publique de prédication et reçut bientôt le rite d’immersion (טְבִילָה) d’un personnage religieux alors célèbre, Yohanan (יוֹחָנָן), surnommé hame-tabbel (הַמְטַבֵּל) Voir §§ 29 et 30. .

L’activité de Yeshoua se déroula principalement en Galilée. Il visita certes aussi les régions du nord, mais pas au-delà de Sidon. Il prêcha également en Y’houda (יְהוּדָה) et dans ses environs Voir §§ 42, 45 et 46. .

Dans son activité publique, Yeshoua s’adressait d’abord aux couches sociales inférieures. Ce qui distinguait surtout son enseignement de celui des autres prédicateurs hébreux, c’est qu’il accordait très peu d’attention aux aspects politiques et rituels du culte de Yahvé et mettait l’accent avant tout sur les questions morales Voir §§ 33 et 34. .

Yeshoua forma autour de lui un groupe de talmidim (תַּלְמִידִים), parmi lesquels les plus connus furent Shim’on (שִׁמְעוֹן), surnommé Képha (כֵּיפָא), et les fils de Zabdi (זַבְדִּי), Yaaqob et Yohanan Voir § 43. .

Yeshoua commença son activité publique en qualité de nabi (נָבִיא), mais vers l’an 29 il se proclama M’shiah (מְשִׁיחַ) Voir §§ 33 et 36. .

Au printemps de l’an 30, Yeshoua se trouvait à Y’roushalayim à l’occasion de la fête de la Pâque. Les élites sociales et religieuses de Y’houda, à la tête desquelles se trouvait l’ancien kohèn-gadol Hanan (חָנָן), voyant les succès de la prédication de Yeshoua et craignant que celle-ci ne provoquât par hasard dans la capitale des troubles populaires, lesquels auraient pu entraîner des mesures répressives de la part du pouvoir romain, au détriment du bien-être de l’aristocratie israélite, firent arrêter Yeshoua et le livrèrent au gouverneur romain de Y’houda, accusant le prisonnier de complot contre la domination de Rome.

Le préfet Pontius Pilatus condamna l’accusé, et le 7 avril 30 Yeshoua fut crucifié sur la colline du Golgolta, près de Y’roushalayim Voir §§ 41, 48, 50, 53, ainsi que : Testimonium Flavianum, ex Agape. .

Mais les talmidim les plus proches de Yeshoua ne se résignèrent pas à l’idée de la mort de leur rabba (רַבָּא) et en vinrent à croire que Yahvé avait ressuscité son M’shiah. Peu après, ils annoncèrent cette nouvelle à Y’roushalayim, où ils fondèrent la première communauté de ceux qui croyaient au M’shiah Yeshoua Voir §§ 55, 56, 57 et 58 ; Testimonium Flavianum, ex Agape. .